Ma position sur le projet de réserves de substitution dans La Nouvelle République

Ma position sur le projet de réserves de substitution dans La Nouvelle République

Ma position sur le projet de réserves de substitution dans La Nouvelle République

Pour la première fois, le député (LREM) de la première circonscription livre son point de vue sur le projet de dix-neuf réserves de substitution.

Une semaine après la prise de position publique du référent départemental de La République en marche (LREM), Johan Baufreton, « défavorable » au projet de dix-neuf retenues de substitution sur le bassin de la Sèvre niortaise et du Marais poitevin, le député Guillaume Chiche intervient à son tour dans le débat. « L’eau est un bien commun, dont la gestion minutieuse et réfléchie doit servir l’intérêt général », écrit d’emblée dans un communiqué l’élu de la première circonscription des Deux-Sèvres. Pour se forger son opinion, ce dernier explique avoir pris le temps de rencontrer toutes les parties prenantes, favorables ou non, mesuré le contexte agricole et environnemental du département. A l’issue de sa réflexion, Guillaume Chiche émet « des fortes réserves » quant au projet actuel de bassines. Et il s’en explique.

Pointant la « crise de la ressource en eau sans précédent » dans le département, les évolutions climatiques « (qui) ne font qu’accentuer ce contexte alarmant », le parlementaire estime que « l’urgence à agir » concerne tout le monde, « y compris, dit-il, l’ensemble du monde agricole qui connaît également une période difficile ». L’élu niortais est tenant du consensus : « Ce projet divise, certes, mais ne doit pas mettre à dos deux mondes qui s’observent. »
Parce que “ l’eau est un bien commun ” Et parce que l’eau est un « bien commun » et « doit faire l’objet d’une gestion réelle, équilibrée et concertée », Guillaume Chiche juge que le projet actuel « ne répond pas à ces exigences ». L’élu développe ses arguments, technique d’abord, « la trop grande antériorité des données » (les volumes de référence, les études de l’impact économique sur les exploitations…) ; environnemental ensuite, listant notamment les impacts sur les milieux aquatiques, l’avifaune et les sites Natura 2000 ; financier enfin (60 M€) : « Devant bénéficier à toutes et à tous, et non à un petit nombre (environ 6 % d’agriculteurs), une partie du financement est incomplète et impliquerait une participation financière de l’ensemble des citoyennes et citoyens », estime l’élu niortais.
S’il affirme ne pas être opposé au principe de l’irrigation, Guillaume Chiche plaide pour « un projet ayant une vision de moyen et long terme, incluant tous les acteurs. Il en va, conclut-t-il, de la survie de notre économie agricole et de notre écosystème ». Rappelons que le conseil régional examinera le dossier le lundi 25 juin prochain.

 

Lien vers l'article de La Nouvelle République Deux-Sèvres

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