Projet de création de retenues de substitution agricole sur le bassin de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin

Projet de création de retenues de substitution agricole sur le bassin de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin

Projet de création de retenues de substitution agricole sur le bassin de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin

L’eau est un bien commun, dont la gestion minutieuse et réfléchie doit servir l’intérêt général.

Le département des Deux-Sèvres connait depuis plusieurs années une situation critique quant à la ressource en eau. Le changement climatique qui s’opère de façon alarmante ne fait qu’accroitre ce besoin de maitrise de l’eau. L’impact sur le territoire, que sont le bassin de la Sèvre Niortaise et le Marais Poitevin est bien réel.

Fort de ce constat, et compte tenu du projet en cours de création de retenues de substitution agricole sur le bassin de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin, Monsieur Guillaume CHICHE, député des Deux-Sèvres a depuis plusieurs mois rencontré les nombreuses parties prenantes, favorables ou non, à ce projet. En considération du contexte agricole et environnemental actuel du département, et compte tenu des divers échanges entrepris, Monsieur Guillaume CHICHE, député des Deux-Sèvres émet des fortes réserves quant au projet actuel.

« Notre département connaît une crise de la ressource en eau sans précédent. La gestion de celle-ci est une question particulièrement sensible sur notre département. Quantité insuffisante, qualité désastreuse, notre responsabilité est collective. Les différentes évolutions climatiques ne font qu’empirer ce constant alarmant. Nous avons toutes et tous conscience de l’urgence à agir, y compris l’ensemble du monde agricole qui connait également une période difficile.

Ce projet divise certes, mais ne doit pas mettre dos à dos deux mondes qui s’observent.  

L’eau, qui est un bien commun, doit faire l’objet d’une gestion réelle, équilibrée et concertée.

Le projet de création de retenues de substitution agricole sur le bassin de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin ne répond pas, selon moi, à ces différentes exigences.

La trop grande antériorité des données (pourcentage des prélèvements d’irrigation estivaux par rapport aux volumes de référence, étude de l’impact économique de l’irrigation sur les exploitations agricoles…) sur lequel le projet s’est bâti, entraine un surdimensionnement de celui-ci.

Inadapté aux besoins actuels, et trop conséquent, les constructions de ces réserves auraient un impact non négligeable notamment sur nos milieux aquatiques, notre avifaune et sur des sites tels que Natura 2000. De par l’existence du Marais Poitevin, nous ne pouvons courir un tel risque.  

Sa mise en œuvre et sa capacité de fonctionnement appelle également quelques inquiétudes de ma part notamment sur la mise en place de forage dans des nappes phréatiques en déficit d’eau chronique.

 

La question de son financement (environ 60 millions d’euros) est également en suspens. Devant bénéficier à toutes et tous, et non à un petit nombre (environ 6% des agriculteurs) une partie du financement est incomplet et impliquerait une participation financière de l’ensemble des citoyennes et citoyens. »

 

Je ne suis pas opposé au principe de l’irrigation mais pas sous la forme proposée dans ce projet. A l’heure où le monde agricole et environnemental des Deux-Sèvres connait de nombreux changements, notre département a besoin d’un projet ayant une vision de moyen et long terme, incluant tous les acteurs.  Il en va de la survie de notre économie agricole et de notre écosystème.

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