Audition de Marine Jeantet, Déléguée interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté.

Audition de Marine Jeantet, Déléguée interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté.

Audition de Marine Jeantet, Déléguée interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté.

Je suis intervenu ce jour en Commission des Affaires Sociales, pour interroger Marine Jeantet, Déléguée interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté sur la précarité menstruelle.

J’ai été alerté sur ce sujet par plusieurs associations de ma circonscription qui mènent des actions volontaristes en faveur de l’égalité femmes-hommes. Car la précarité menstruelle est un vrai révélateur de ces inégalités. 1,7 millions de femmes en sont victimes. Selon les associations, les femmes dépensent en moyenne entre cinq et sept euros chaque mois en protections hygiéniques. Cela peut sembler peu, mais il s'agit d'un budget conséquent pour les plus démunies — les femmes sans abri, les femmes incarcérées, les travailleuses pauvres ou certaines étudiantes. Ces femmes en sont alors réduites à se protéger comme elles le peuvent, avec des protections hygiéniques de fortune, ce qui pose un véritable problème sanitaire. C’est un réel sujet, malheureusement trop peu mis en exergue. Par tabou ? Certainement. A cause de notre société patriarcale ? Certainement aussi. A cause de son invisibilité ? Je le crois. Pourtant, les citoyennes et les citoyens alertent les pouvoirs publics. Je pense à la pétition de Rebecca Amsellem ou au hashtag #stop précarité menstruelle. Pourriez-vous nous indiquer quelles mesures préconisez-vous de mettre en place pour permettre l'accès à ces produits de première nécessité à toutes les femmes ? Il en va de la dignité humaine.

 

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