Discours de politique générale du Premier ministre M.Jean Castex

Discours de politique générale du Premier ministre M.Jean Castex

Discours de politique générale du Premier ministre M.Jean Castex

Communiqué de presse 

 

Objet : Discours de politique générale du Premier ministre M.Jean Castex

M.Jean Castex, Premier ministre, a prononcé ce jour son discours de politique générale devant l’Assemblée Nationale suivi d’un débat et du vote. M.Guillaume Chiche s’exprime ainsi sur son vote :

« Décidé à rester libre, constructif et force de propositions, dans l’intérêt premier de mon territoire, j’ai décidé de ne pas voter la confiance au gouvernement de M. Jean Castex.

Nous avons à plusieurs reprises promis un changement de méthodes, de cap ainsi qu’un modèle nouveau de société : en 2017 lors des élections présidentielles et législatives, puis en 2018 à l’occasion du mouvement des Gilets Jaunes. Trois ans après, il n’en est rien.

 Les françaises et les français n’ont eu de cesse de nous demander plus de protection et de solidarité, et d’écologie sur tous les territoires. Au travers de l’épidémie de COVID19, chacun de nous a pris conscience des insupportables inégalités qui demeurent et d’une précarité grandissante.

 Si le gouvernement propose un nouveau plan de relance pour préserver notre économie, il ne répond pas aux attentes sociétales et environnementales des françaises et français. Nous nous devons de protéger les familles les plus précaires, de soutenir davantage le tissu associatif, d’engager une transition écologique ambitieuse mais adaptée à nos territoires, de mettre en place une fiscalité plus juste et d’accompagner davantage nos petits commerçants et agriculteurs.

Aujourd’hui les orientations proposées par M.Jean Castex dans son discours de politique générale libèrent une nouvelle fois, mais ne protègent pas. Sur le fond et la forme, l’égalité entre les femmes et les hommes, grande cause du quinquennat semble la grande oubliée de cette fin de mandat. La politique familiale, la protection de l’enfance ainsi que la lutte contre les discriminations demeurent elles aussi les grandes absentes de ce plan de relance, alors que les violences LGBTphobes, racistes ou intrafamiliales ont été exacerbés pendant un confinement qui montré les failles de notre système pour venir en aide rapidement aux victimes. Le déconfinement a ensuite mis en exergue leur extrême détresse et l’urgence de la situation. 

 En matière d’écologie, il nous faut des mesures fortes mais surtout adaptées aux territoires ruraux. Les collectivités locales ont besoin d’être davantage soutenues notamment pour favoriser l’accès aux transports en commun des habitants, accélérer la transition vers les moyens de transports plus doux (vélos, covoiturage), et améliorer la préservation de nos ressources et nos espaces naturels.

 La question de notre souveraineté alimentaire s’est également imposée à nous lors de la crise sanitaire. Les agriculteurs qui s’attachent à nous nourrir tous les jours, doivent être protégés, pouvoir vivre de leur métier et bénéficier d’une retraite digne. A ce jour, la loi EGALIM doit être revue pour aller plus loin, une solution doit être apportée pour les exploitations qui ont vu disparaitre l’ICHN et toute ratification de traités commerciaux à l’image du MERCOSUR doit être suspendue.

Si les françaises et français se sont tournés davantage vers les circuits courts et nos producteurs locaux, encourageons-les.

 A l’heure où l’on nous propose de légiférer dès la rentrée prochaine sur un projet de loi contre le séparatisme, nos habitants, nos associations, nos commerces et les collectivités attendent beaucoup plus pour réduire les inégalités et les fractures territoriales.

Il est urgent de poser des actes forts, financés par une réforme de notre politique fiscale pour améliorer le quotidien de tous nos concitoyens et concitoyennes. Je continuerais d’agir sans relâche, avec l’ensemble des acteurs de mon territoire, pour obtenir le plus possible.»

 

Guillaume Chiche 

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