La proposition de loi visant à faire évoluer la formation de sage-femme adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale

La proposition de loi visant à faire évoluer la formation de sage-femme adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale

La proposition de loi visant à faire évoluer la formation de sage-femme adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale

Communiqué de Presse

 

La proposition de loi pour faire évoluer la formation de la profession de sage-femme, co-signée par M. Guillaume Chiche, a été adoptée ce jour à l’Assemblée Nationale à l’unanimité. Ce texte vient notamment réaffirmer le statut médical de la profession et créer un troisième cycle de formation, une avancée majeure pour les étudiant.e.s en maïeutique et une étape nécessaire pour répondre aux besoins de santé des femmes sur notre territoire.

 

Les sages-femmes souffrent d’un manque de reconnaissance et sont souvent déconsidérées dans notre société du fait de la grande féminisation de cette profession. La dégradation de leurs conditions de travail et d’études ces dernières années ont aussi créé un véritable malaise au sein de la profession, qui subit un déficit d’attractivité.

Ainsi, le texte de loi comprend 5 articles pour améliorer les conditions d’apprentissage et d’exercice des sages-femmes tout au long de leur carrière avec :

  • L’intégration universitaire de la formation, précisant que celle-ci doit se faire prioritairement via une UFR de Santé ou, à défaut, au sein de l’une des composantes des universités.
  • La création d’un statut de maître de stage universitaire pour permettre notamment le développement des stages en ambulatoire, en libéral ou encore une maison de naissance.
  • La révision de l’ensemble de la formation, des premiers et deuxièmes cycles, ainsi que la mise en place d’un troisième cycle d’études.
  • La reconnaissance de l’activité de sage-femme comme une activité de pratique médicale au sein des nomenclatures NAF et PCS de l’INSEE.

Pour rappel, M.Chiche a rencontré à plusieurs reprises l’ordre des sages-femmes du département ainsi que les sages-femmes du Centre Hospitalier de Niort et soutenu leurs revendications, notamment lors de la grève nationale du 7 octobre dernier, pour obtenir un vrai statut médical et une revalorisation de leur rémunération qui n’est ni à la hauteur de leurs compétences ni à la hauteur de leur niveau de responsabilités.

S’il s’agit là d’une première étape pour reconnaître leurs compétences et réaffirmer leur utilité pour notre société, la question des conditions de travail et du manque d’effectif demeure.

Guillaume CHICHE 

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