Les réserves de substitution : un moratoire s’impose.

Les réserves de substitution : un moratoire s’impose.

Les réserves de substitution : un moratoire s’impose.

Communiqué de Presse

Notre département connaît depuis plusieurs années une actualité passionnée autour d’un projet qui nous est cher à toutes et tous : la gestion responsable et rigoureuse de l’eau, notre bien commun, une denrée rare.

Un projet semblait bel et bien tout trouvé pour répondre à cette épineuse question, primordiale pour l’avenir de notre territoire et de nos générations futures.

Pourtant, entre concertations partielles, cacophonie gouvernementale, déplacement ministériel rocambolesque, surdimensionnement du projet et financement incomplet, les réserves de substitution ne seraient-elles pas en train de devenir le « vrai faux projet agricole de notre territoire » ?

Ces propos étaient pour rappel les miens le 13 Juin 2018 : « Je ne suis pas opposé au principe de l’irrigation mais pas sous la forme proposée dans ce projet. A l’heure où le monde agricole et environnemental des Deux-Sèvres connait de nombreux changements, notre département a besoin d’un projet ayant une vision de moyen et long terme, incluant tous les acteurs.  Il en va de la survie de notre économie agricole et de notre écosystème. »

Malgré le travail rigoureux des uns et des autres ainsi que la mise en place d’une commission d’évaluation et de surveillance le 10 Mai 2019 où à la surprise générale, invité pour la première fois aux travaux et ce malgré mes demandes répétées auprès de Madame la Préfète des Deux-Sèvres de l’époque Isabelle DAVID, je me suis abstenu sur le vote du protocole après 5 heures de réunion et un manque criant d’engagement en matière de protection de l’environnement et notamment sur la préservation de la biodiversité aquatique, mon avis demeure inchangé.

Peut-on encore considérer comme vital à un territoire, un projet profitant uniquement à quelques-uns, dont les contreparties environnementales sacrifiées au profit d’un modèle agricole devant évoluer, ne servirait que de compensation à la suppression de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels pour notre département ?

Peut-on encore considérer comme réalisable au printemps 2021 un projet n’ayant fait l’objet d’aucune consultation de l’ensemble des deux-sevriens pourtant principaux financeurs, à l’heure ils plébiscitent toute forme de démocratie participative ?

Eu égard à ce qui précède, soit que la garantie des volumes prélevés n’impactent pas les nappes phréatiques, que le respect et le renouvellement de la biodiversité soient au cœur du projet et que soit organisée une consultation directe de la population sur le sujet, je demande expressément un moratoire sur les réserves de substitution et une suspension des différents financements en cours ou à venir.

 

Guillaume CHICHE

 

 

Articles connexes

Close