Vote contre la PPL Sécurité Globale

Vote contre la PPL Sécurité Globale

Vote contre la PPL Sécurité Globale

Ce mardi 24 novembre à eu lieu le vote solennel sur la Proposition de loi sur la Sécurité Globale, texte sur lequel j'ai décidé de voté contre. Ce texte a été adopté en première lecture mais il constitue une dérive autoritaire inutile et inacceptable. Il nous faut créer de la cohésion et apaiser notre société, au lieu de la diviser en menaçant nos droits fondamentaux.

La réécriture de l’article 24 par le Gouvernement pour justement « garantir la liberté de la presse » ne change rien. Dans les faits, il s’agit véritablement d’instaurer un délit de presse. La diffusion d’images de nos forces de l’ordre sera pénalement sanctionnée et viendra dissuader toute tentative de dénonciation de violences policières. . La police est une force publique, exercée pour toutes et tous, et ses actions doivent rester observables par les citoyennes et les citoyens. Ce texte vient menacer notre démocratie et la liberté d’expression, valeur fondamentale de notre République.

L’article portant sur le port d’armes hors services des policiers municipaux et celui sur l’extension à outrance de l’usage des drones marque aussi une volonté de mettre en place des lois toujours plus sécuritaires au mépris de nos libertés individuelles et du droit à la vie privée.

Nous vivons une véritable crise sociale, avec une hausse notable de la précarité et de la pauvreté, il y a urgence à agir pour proposer des lois qui viennent soutenir les plus démunis, il nous faut apaiser le pays et non le diviser.

Par ailleurs, si mon amendement pour étendre les compétences des gardes-champêtres notamment pour procéder à la mise en fourrière des véhicules, a été adopté, tous les amendements visant à renforcer leurs compétences en matière de violences conjugales, les violences envers les personnes mineures ou encore les personnes LGBT+ ont été rejetés. Alors que les violences intrafamiliales sont en augmentation, et d’autant plus dures à surmonter pour les victimes avec les deux confinements, il est incompréhensible que les policiers municipaux ne puissent avoir davantage de pouvoir en la matière et une formation adaptée pour venir en aide aux victimes.

 

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